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Etre ou ne pas être en Or

[Equipe de France]  - le 26/04/2011

[Equipe de France]

A retenir :
-   Toute l'Equipe de France qualifiée dans les ronds Or
-   La hiérarchie est respectée dans la plupart des classes


Dans toutes les séries, sauf le 470 femme, le Star et les handivoile, les régates du jour disputées dans une légère et très estivale brise thermique, permettaient de se sélectionner (ou pas) dans le Groupe Or, celui des meilleurs, le seul permettant d'accéder aux medal races et à terme, au si convoité podium de la SOF Hyères TPM. 31 Français y parviennent dont les 18 équipages de l'Equipe de France au grand complet.

Ce soir, il y a ceux qui sont en Or et ce qui ne le sont pas. Dès demain mercredi, la plupart des séries courront par groupes de niveau : Or, Argent et même bronze pour les très nombreux Laser hommes. En attendant de franchir cette nouvelle marche vers le sommet de la pyramide, c'est l'occasion de passer en revue les séries pour se faire une idée des forces en présence. Dès demain, une page se tourne. Les meilleurs seront confrontés aux meilleurs dans des poules plus denses où il sera plus difficile encore de se faire une place au soleil.
 
 
Finn : les Anglais tirent les premiers
Brelan d'as composé de deux britanniques et d'un Hollandais au top, Ben Ainslie, Pieter-Jan Postma et Ed Wright. Côté Français, « Tom et Jonathan traînent maintenant tous les deux un OCS et en général, nous ne sommes pas très bons dans les départs depuis le début de la semaine. Mais il y a des choses positives comme la vitesse dans toutes les conditions et la capacité à rebondir après une contre performance» précise le coach François Lecastrec. Ce soir, les deux finnistes se qualifient pour le rond or.

470 : « ça brasse à mort »
Chez les garçons, tout roule pour la France qui place deux de ses représentants en pole position : les duos Charbonnier/Mion et Leboucher/Garros, respectivement 1 et 2 au terme des qualifications n'ont qu'un point d'écart ! Ce soir, les quatre garçons affichent tous un sourire radieux. Chez les filles, les Espagnoles Tara Pacheco et Berta Betanzos dominent largement ces premières phases avec 14 points de bonus sur les Italiennes Conti/Micol. « C'est une régate où il y aura beaucoup de points, confie Gildas Philippe, entraineur de la série. En dehors des Espagnoles qui font un beau carton, tu peux faire une super journée et te planter le lendemain. La régate est difficile, nous n'avons pas l'habitude de naviguer avec tant de bateaux sur la ligne. Et les Françaises ne sont pas forcément à l'aise sur les départs dans ce contexte ».

Laser : ça brasse à mort… BIS
En dehors du champion du monde australien Tom Slingsby qui maîtrise son sujet en rade de Hyères (9 points devant le kiwi Andy Maloney),  5 ou 6 des favoris de la série n'entrent même pas dans  les 20 premiers, à l'instar du Britannique champion olympique Paul Goodison, classé 24e après 6 manches. Jusqu'à présent, aucun coureur n'a échappé à la contreperformance. Le faible écart en point rend la hiérarchie très instable  parmi les 155 inscrits, un schéma classique dans cette série, comme l'explique Lionel Pellegrino, entraineur de l'équipe de France : « 30 ou 35 coureurs peuvent terminer sur le podium. Tout le monde va se prendre des taules et le classement va changer jusqu'au dernier jour de la finale. Il y a beaucoup de densité dans les poules. Seule petite particularité en ce début de SOF : les Néo-zélandais qui ont un groupe fort et placent 4 coureurs dans les 21 premiers ». Jean-Baptiste Bernaz termine 16e.


Laser Radial : le gang des Sarah
La Néo-zélandaise Sara Winther ne mène que d'un point sur une autre Sarah (Steyaert), la Française, qui termine ses qualif' en beauté avec une victoire dans la régate 6. Lionel Pellegrino, entraineur national, à propos de la hiérarchie : «  En dehors de la championne du monde qui s'est blessée la veille de la compétition, les meilleures sont là.  La petite nouveauté c'est que depuis le début de cette SOF, les Françaises Sarah Steyaert et Sophie de Turckheim (5e) sont toutes les deux dans le match, avec deux méthodes de préparation différente. Elles sont très régulières. Hier, dans des conditions très difficiles elles se sont battues, elles ne lâchent rien. Depuis le début de la régate, elles sont vraiment à la hauteur. Un mot aussi sur Mathilde de Kerangat (13e) qui est dans le coup, en position d'outsider ».

RS :X Les Français 2 et 2
Chez les demoiselles, la belle espagnole Blanca Manchon survole les débats. Elle sort des qualif' créditée d'une marge de 9 points. Mais les Françaises ne sont pas en reste à commencer par Charline Picon, 2e, suivie plus loin d'Eugénie Ricard (7e) et de Marine Rambaud (10e), moins bien inspirée aujourd'hui. «  La donne change une fois que les meilleures sont réunies dans le rond Or confie Pascal Chaullet, l'entraineur des planches. Jusqu'en 20e position, pas mal de filles sont bien placées. Chez les Françaises, on est dans la continuité du travail effectué en groupe. Chacune a stabilisé son niveau de performance. Idem chez les hommes où le médaillé Julien Bontemps termine 2e des qualifications derrière l'Israélien Shahar Zubari. Pas moins de 11 planchistes tricolores vont poursuivre la compétition dans le rond Or.

49er : Les frangins vont bien
En tête, avec 11 points d'écart, le duo Anglais Dylan Fletcher et Alain Sign est sans aucun doute l'équipage du moment. Il devance une brochette de frangins, les Danois Nielsen et les Italiens Sibello. Derrière, la meute se tient collée-serrée avec très peu d'écart en point. Julien d'Ortoli et Noé Delpech tirent bien leur épingle du jeu et se classent 6e, grâce une excellente journée mardi. «  Mathieu FREI et Yann Rocherieux(19e) confirment aussi leur belle association. Il n'en sont qu'à leur 4e régate ensemble alors c'est plutôt positif » commente Guillaume Chiellino, entraineur des 49er.

Robert Scheidt et Bruno Prada, étoiles persistantes
En Star, en l'absence des leaders anglais Percy/Simpson, le deuxième meilleur équipage mondial, le tandem Scheidt/Prada s'est installé confortablement dans le fauteuil du patron. Les Brésiliens sont au dessus de la mêlée avec au moins de 12 points d'avance sur leurs dauphins qui ne sont autres que les deux membres de l'équipe de France, très en forme à Hyères : Guillaume Forent/Pascal Rambeau et Xavier Rohart/Pierre Alexis Ponsot.

Match Racing : ne pas se relâcher
Claire Leroy et ses équipières ont attaqué les matchs de classement dans le rond Or. Anne-Claire Le Berre et sa clique se bagarrent pour terminer dans les deux premières du groupe repêchage (deux matchs sur 3 gagnés aujourd'hui). Quant à Julie Brossard et son équipe, « si elles passent à côté du repêchage, elles ont bien travaillé, se sont battues jusqu'au bout et  ne sont pas loin de faire de très belles choses tient à préciser l'entraîneur national Benjamin Bonnaud qui poursuit : « une des clefs du match racing, est de savoir monter en régime sur la semaine. Il ne faut pas arriver trop haut pour redescendre ensuite.  Il n'est pas rare que des équipages qui se qualifient ric rac s'en sortent très bien derrière. Une fois qu'on est en quart de finale, tout est possible. »

En Sonar et 2.4 : domination française
Dans ces deux séries handivoile, la suprématie française est incontestable. En Sonar, avec 5 victoires sur 6 manches disputées Jourdren/Flageul et Vimont Vicary  ont semé leur poursuivant norvégien. En 2.4, Damien Seguin est encore plus dominateur : sur les 7 manches courues, son moins bon résultat est une place de… deuxième !

 

Ils ont dit :
Philippe Gouard, DTN : « Les signes sont là »
« A mi-parcours, je suis content de voir que chacun joue sa carte pour les podiums, sans lutte fratricide. Au contraire, cette sélection galvanise les troupes. Il est certain que dans certaines séries (470, Radial, Star notamment), le choix, à terme, risque d'être cornélien, mais c'est plutôt un bon problème qu'un mauvais problème car tous ces coureurs sont vraiment aux avant-postes. Après une année 2010 exceptionnelle, j'avais peur qu'il y ait une baisse de régime. Mais pas du tout. Il y a une belle dynamique. On est dans les clous des Jeux. Ca joue vrai. Ils sont tous battants, il y a de l'envie. C'est une très belle répétition.»


En bref :

Jonathan Lobert ferait un bon… deuxième ligne
Avec ses 1,95 m pour 98 kg, le Finniste Français ferait un parfait rugbyman. Pour les lignes avant. Pour l'instant, il se contente de partager avec le Stade Rochelais non pas un ballon ovale mais une partie du programme de préparation physique. « Depuis un an et demi, je fais mes séances de musculation avec eux, deux fois par jour, quatre jours par semaine. Au début, je me faisais pas mal chambrer. Mais peu à peu, je gagne leur respect. En tout cas pour moi, c'est très motivant, ça tire vers le haut.

 

 

Par : Effets Mer


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