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Promesses de podiums tricolores en stock

[Equipe de France]  - le 28/04/2011

[Equipe de France]

A retenir :
-  Demain les medal races
- Des lauréats déjà connus dans 7 séries
- Trois victoires et un podium déjà assurés pour les Français

Cette avant-dernière journée de compétition en rade de Hyères a permis de sélectionner les 10 premiers équipages de chaque série qui disputeront demain la medal race. Les futurs vainqueurs de la SOF et leurs dauphins figurent parmi ces 10 élus. Mais certains n'ont même pas besoin d'attendre le dénouement de cette ultime régate en forme de sprint. En 470 homme et femme, en Finn, Star et en handivoile, on connaît déjà le nom des vainqueurs…

Les 10 de der
Une à trois manches ont été disputées ce jeudi dans un vent de sud-est qui a atteint les 12 nœuds. Des régates à fort enjeu car pour tous ceux qui n'entrent pas ce soir dans le top 10, la french week, c'est fini. C'est malheureusement le cas pour trois des membres de l'Equipe de France. Jean-Baptiste Bernaz (Laser) et Jonathan Lobert (Finn) en demi-teinte depuis le coup d'envoi de cette 4e étape de la World Cup, passent un peu à côté de leur régate. Plus dur en revanche pour Ingrid Petitjean et Nadège Douroux (470), encore éligibles hier pour la medal race et qui perdent tout dans l'unique manche du jour. Le reste du contingent tricolore passe avec plus ou moins de facilité à l'instar de Camille Lecointre et Mathilde Géron (470) qui se qualifient in extremis en medal race.

Les chances françaises :  trois victoires acquises, 11 podiums possibles
En 470 hommes, Pierre Leboucher et Vincent Garos, auteurs d'une superbe journée (2,5) ont déjà course gagnée. Il leur suffit de terminer leur medal race demain vendredi pour être couronnés une nouvelle fois à Hyères (ils avaient été sacrés en 2007) devant leur principal rival du moment : le tandem Nicolas Charbonnier et Jérémie Mion qui fera tout demain pour conserver sa deuxième place. Chez les filles, Emmanuelle Rol et Hélène Defrance, actuellement 4e, peuvent briguer la deuxième place. Dans de nombreuses séries, les classements sont ouverts et les Français, souvent très bien placés, conservent de grandes chances de rester, grimper ou d'accéder au podium : Thomas Le Breton en Finn, Charline Picon et Eugénie Ricard en RS :X femme ; Julien Bontemps chez les hommes; Sarah Steyaert en Radial. Rohart/Ponsot et Florent/Rambeau vont se bagarrer pour la 2e place en Star,  idem pour le dynamique duo D'Ortoli/Delpech en 49er. En match racing féminin, Claire Leroy, Marie Riou et Claire Pruvot s'inclinent en demi-finale face à la britannique Lucy Macgregor mais se battront pour la troisième place vendredi en petite finale. Enfin, pour terminer en beauté, Damien Seguin et le trio Jourdren/Flageul/Vimont Vicary s'imposent confortablement en 2.4 et Sonar.

Ainslie et Scheidt/Prada couronnés avant la fin
Parallèlement aux bonnes prestations françaises, quelques personnalités ont survolé les débats pendant toute cette semaine hyéroise. A une journée de la fin, ils ont déjà les deux pieds sur la plus haute marche. C'est le cas de l'indestructible Ben Ainslie  en Finn, des non moins excellents Scheidt/Prada en Star, des Espagnoles dominatrices en 470 Tara Pacheco et Berta Betanzo. En 49er, les frères Sibello (ITA) seront difficilement délogeables…

En bref :

La medal race : une autre dimension
Mise en place pendant l'olympiade qui menait aux J.O de Pékin, la medal race est une finale à 10 bateaux. Dans cette unique course de 30 minutes dotée d'un coefficient 2, on entre dans une autre dimension de la régate. « Sur ce tout petit parcours, on est collés les uns aux autres. Tu es sous pression tout le temps, c'est un truc de fous. Ca va hyper vite, il y a toujours des rebondissements. On sait ce que c'est. L'année dernière, on était en tête à Hyères, et nous avons tout perdu sur la medal race » commentent Camille Lecointre et Mathilde Géron.  L'avis d'Emmanuelle Rol et Hélène Defrance : « tout le monde est plus stressé. Le but : rester calme pour conserver son niveau normal. Si tu arrives à faire ça et à naviguer simplement, alors tout va bien. On aime bien les medal races en général.  L'année passée, on les a presque toutes gagnées ».

Ils ont dit :

Pierre Leboucher et Vincent Garos assurés de leur victoire en 470 :
« C'était la journée à ne pas manquer. On était partis attaquants. On savait qu'au fur et à mesure du championnat il y a des gens qui craquent. Aujourd'hui, nos concurrents directs n'ont pas très bien navigué. Voilà, on venait ici pour gagner. Nous sommes ensemble depuis 11 ans avec Vincent, mais c'est la première fois qu'on le fait avant la medal race ! Nous sommes contents, car c'était une épreuve d'observation, on nous attendait sur cette régate… »

Bruno Jourdren, vainqueur en Sonar avec Eric Flageul et Nicolas Vimont Vicary :
« Cette semaine s'est bien passée pour nous. Nous étions venus valider pas mal de choix matériels car nous avions quelques soucis techniques avec le nouveau bateau. Forcément, on est plus serein et plus intelligent quand on va vite. C'est la première fois que je gagne la SOF. C'est même la première fois que nous gagnons une course en Sonar ! C'est sympa, nous sommes contents ! Disons que nous sommes presque en avance sur notre programme puisque notre objectif est d'être fin prêt pour le championnat du monde à la fin de l'année. Tout cela est positif. »

Camille Lecointre et Mathilde Géron, 470, qualifiées in extremis pour la medal Race :
«  Quand on est parties ce matin, il fallait gagner la manche, on n'avait pas le choix si on voulait espérer rentrer dans les 10 pour la medal. Sous règle noire, il ne fallait pas se louper au départ ! Celle qui gagne la manche d'ailleurs est BFD. Nous, on revient de très loin au classement et demain, nous n'avons pas le choix non plus : il faut gagner la medal race. Si c'est le cas, on aura fait une remontée fantastique ! »

Thomas Le Breton (Finn), 7ème à 17 points du podium :
« Cela a vraiment été une belle journée (3ème, 5ème et 2ème sur les trois manches du jour, ndr). Ce n'était pas évident avec ces conditions aléatoires d'autant que je n'avais plus le droit à un joker depuis mon OCS de dimanche. Il fallait sortir 3 belles manches et j'ai réussi ! Je suis « mort », moins physiquement que nerveusement car c'est éprouvant de courir sans cesse dans les premiers. Demain, ce sera dur de décrocher le podium alors je vais essayer de faire le truc le plus propre possible. Ainslie ? Je crois qu'aujourd'hui j'ai fait un beau résultat mais c'est le seul à avoir fait encore un peu mieux que moi. Il va très vite et n'a pas la même mobylette que moi je crois… Mais je ne regarde pas trop la concurrence. C'est un beau début de saison et quoi qu'il arrive demain j'ai fait une belle régate. Dommage d'avoir été aussi handicapé par un OCS dès le départ ».

Claire Leroy, en petite finale de match racing :
« En quart de finale, nous avons trois matchs gagnés et un perdu. En demi-finale, nous perdons le premier match. On a pris quatre pénalités ! On n'a rien lâché mais nous avons fait quelques erreurs. Autant de pénalités … cela ne nous était jamais arrivé. Tous les matchs ont été au contact. MacGregor était un cran au dessus sur les départs. Nous avons des petits ajustements à prendre en compte pour les départs mais nous n'avons pas à rougir de notre journée ! Demain, nous serons à fond pour prendre la place de 3. »

Ingrid Petitjean et Nadège Douroux, 11e en 470 :
 « Nous avions bien entamé notre régate avec une victoire d'entrée, seulement nous avons enchaîné avec un « black flag »  (disqualification pour faux départ). Cela a eu pour conséquence de nous faire prendre des départs très moyens car sous pression. Et même si nous avons plutôt bien régaté et bénéficié d'une bonne vitesse, il était impossible de remonter à chaque fois une flotte aussi nombreuse. D'habitude on court dans des flottes de 20/24 unités comme aux J.O  et le dévent créé par près de 60 bateaux est vraiment trop important pour espérer combler un mauvais départ. Voilà pourquoi les départs étaient encore plus importants que d'habitude. Nos départs ont constitué le gros point noir de notre semaine. C'est ce qui explique notre résultat.  Nous avons abordé la SOF comme une épreuve à objectif, comme un championnat du monde avec le souhait de réaliser le meilleur résultat possible mais le fait que ce soit une épreuve de sélection n'a pas entraîné une pression spécifique. De toutes façons, quasiment toutes les épreuves de l'année vont être d'observation ».

Tom Slingsby (AUS), 2e en Laser, ISAF Sailor of the Year, champion du monde et champion d'Europe en titre :
« Le petit temps, ce n'est pas mon truc. Cette semaine, je me suis pas mal amélioré mais hier par exemple, j'ai eu une journée difficile. En dessous de 5 nœuds, je lutte vraiment. J'ai encore pas mal de trucs à travailler dans le vent très léger. C'est un processus douloureux, mais j'apprends beaucoup. En laser, tous les mecs au top sont là. Et en ce moment, tout est affaire de régularité. Cela dit l'Espagnol (Javier Hernandez, ndr) est très très bon dans ces petits airs. Il est très impressionnant. »

Guillaume Florent (Star avec Pascal Rambeau), à propos de la domination Robert Scheidt et Bruno Prada :
« Ils sont plus incisifs à certains moments. Ils sont super inspirés, ils ont la vitesse et sont toujours dans les bons coups. C'est un peu leur semaine, comme ça avait été la nôtre à Miami. Mais ce sont des gars qu'on peut battre. En Star, de toutes petites différences peuvent se solder par des gros résultats »

Jean-Baptiste Bernaz (25e Laser) :
« C'est un vrai raté pour moi car j'ai loupé mon objectif. J'ai bien progressé dans la brise, ce qui était un point faible, et j'ai réussi trois très bonnes premières manches. Malheureusement, j'ai manqué presque tous mes premiers bords de près, à cause d'un déficit de vitesse, notamment dans le petit temps, mais aussi à cause de mauvais choix tactiques. Je pense que j'ai sûrement trop chargé ma préparation. Pour la Sail for Gold de Weymouth que je dois absolument réussir, je vais alléger au maximum mon planning car je suis arrivé sur la SOF saturé, notamment psychologiquement. Ce raté doit me servir de tremplin d'autant que je sais ce que je dois travailler (sensations, vitesse et polyvalence. »

 

 

Par : Effets Mer


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