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Les Français d'or et d'argent

[Equipe de France]  - le 29/04/2011

[Equipe de France]

A retenir :
-  Neuf podiums français dont trois victoires
-    Leboucher/Garos  dominent en 470 hommes
-    En paralympique, victoires de Damien Seguin et de l'équipage de Bruno Jourdren
-    Des résultats et un état d'esprit à la hauteur des enjeux
-    Les stars internationales tiennent leur rang

En fin de communiqué, retrouvez les déclarations de Sarah Steyaert, Julien Bontemps, Charline Picon, Pierre Leboucher et Vincent Garos, Nicolas Charbonnier et Jérémie Mion, Nicolas Le Berre, Xavier Rohart et Pierre Alexis Ponsot, Emmanuelle Rol et Hélène de France, Ben Ainslie, Robert Scheidt, Philippe Gouard.

Le rideau est tombé cet après-midi sur la 43e SOF Hyères TPM, 4e épreuve de la Coupe du Monde de Voile Olympique. Les medal races disputées dans un vent d'Est forcissant ont fini de sceller les podiums dans chaque série. La France est très bien servie grâce à des athlètes affûtés, au meilleur du niveau mondial. Avec neuf podiums dont trois victoires, le bilan est brillant et surtout très prometteur à 455 jours des J.O de Londres…

Les performances de 2010 sont égalées. Mais elles ont eu lieu dans un environnement nettement  plus concurrentiel que l'année passée et ce pour deux raisons.
1) A moins d'un an et demi des J.O de Londres,  le niveau de jeu des régatiers est en train de monter en puissance.
2 ) Comme les Français, de nombreux coureurs étrangers étaient en sélection nationale pour ces mêmes J.O, une compétition dans la compétition qui a pour  résultat immédiat de faire monter la pression.
Dans ce contexte, six équipages français terminent sur la deuxième marche du podium, dont certains, comme Sarah Steyaert (radial) ou Julien Bontemps (RS :X hommes) à un cheveu de la victoire. Pierre Leboucher et Vincent Garos s'imposent en 470 tandis qu'en handivoile, Damien Seguin (2.4) et Jourdren/Flageul/Vimont Vicary (Sonar) dominent leur sujet.
Au delà des prouesses tricolores, la SOF a prouvé qu'elle figurait parmi les évènements incontournables du circuit mondial : 64 nations, 1200 coureurs et les grands favoris au rendez-vous à l'image des stars Ben Ainslie ou Robert Scheidt  dont le degré d'excellence reste toujours exemplaire.

Deux Français au top

En 470 hommes, les tandems tricolores monopolisent les deux premières places. Charbonnier et Mion avaient brillé à Palma devant Leboucher/Garos. Sur les côtes varoises, l'ordre est cette fois inversé après un à toi à moi des deux équipages pendant toute la semaine. C'est le deuxième sacre des souriants Nantais Pierre et Vincent : en 2007, ils avaient déjà remporté la SOF.
Les filles ont été bien plus irrégulières sur cette « french week ». Malgré leurs coups d'éclat  des derniers jours (3 victoires de manche), Emmanuelle Rol et Hélène de France échouent à deux places du podium. Les Espagnoles Tara Pacheco et Berta Betanzo, au dessus du lot dès les premières régates, s'imposent logiquement.

Radial : Sarah à quelques centimètres de la couronne
Le suspense a duré jusqu'à la ligne d'arrivée de la medal race ! Pour remporter la semaine olympique, Sarah Steyaert devait intercaler 5 places avec l'autre Sarah (Whinter) la Néo-zélandaise, déjà victorieuse à Palma. Ce fut un temps le cas, au cours d'une ultime manche à rebondissements, très serrée entre les 10 filles. A un mètre près, Sophie de Turckheim doublait la concurrente américaine et donnait à sa compatriote la victoire…  Pas de regret néanmoins pour Sarah qui réalise de loin sa meilleure performance sur la SOF.

49er : Julien et Noé dans l'euphorie
Dans une medal race compliquée disputée dans 4 nœuds de vent, les Marseillais Julien D'Ortoli et Noé Delpech ont réussi à remonter de la 8e à la 3e place. Ils terminent donc deuxièmes de la SOF derrière les frères italiens Sibello avec qui ils se sont entrainés cet hiver.  Julien et Noé (Groupe France) améliorent d'une place leur performance de 2010 et prouvent qu'ils forment avec leurs potes Manu Dyen (en convalescence après son épaule déboîtée) et Stéphane Christidis (Equipe de France) un team de très haut niveau.

Samba franco-brésilienne
En Star, Robert Scheidt et Bruno Prada ont été impériaux. A une journée de la fin, leur victoire était acquise. Comme pour mettre tout le monde d'accord, ils se payent le luxe de remporter aussi la medal race. Une course pendant laquelle Xavier Rohart et Pierre-Alexis Ponsot ont eu très chaud. Ils conservent leur deuxième place d'un point… une grande satisfaction pour ce tandem qui a incontestablement haussé son niveau cette année. Guillaume Florent et Pascal Rambeau terminent 4e.

RS :X : ça plane pour les frenchies
En milieu d'après-midi, les RS :X ont disputé une medal race ventée, en contraste avec les conditions molles de la semaine.  Dans ce dernier sprint, Julien Bontemps grimpe encore d'une marche sur le podium et termine deuxième à 1 point du vainqueur polonais Piotr Myszka ! Shahar Zubari (ISR) qui avait dominé toute la semaine termine finalement troisième. Chez les demoiselles, Charline Picon, hyper régulière toute la semaine, prend la deuxième place qui lui était promise depuis hier. Face à l'excellente Espagnole Blanca Manchon, il était quasiment impossible de faire mieux.

Ben Ainslie l'extraterrestre
Exactement comme son ex plus grand rival Robert Scheidt, Ben Ainslie claque la medal race des Finn alors qu'il était déjà sur le trône. Trois très bons finnistes anglais sont actuellement en sélection. Une rivalité qui galvanise les troupes mais dont Ben Ainslie n'a vraisemblablement pas besoin pour dominer, comme d'habitude, son monde. Thomas Le Breton, malgré une 3e place en medal race et une très belle fin d'épreuve, se sera jusqu'au bout « trainé son OCS ». Il termine 6e.

Claire Leroy, Marie Riou et Claire Pruvot au pied des marches
Après l'élimination d'Anne-Claire Le Berre en quart de finale, seules Claire Leroy et ses équipières pouvaient encore briguer un podium aujourd'hui en petite finale. Malheureusement, elles s'inclinent 1-2 face à la Néerlandaise Groeneveld. Dans l'autre duel, la Britannique Lucy Macgregor ne fait qu'une bouchée de Sally Barkow (USA) et remporte du coup l'épreuve.

En Laser, les Français étaient absents des medal races. Très à l'aise dans les petits airs qui ont régné toute la semaine, l'Espagnol Javier Hernandez emporte la mise au sein d'une série où le jeu a été ouvert jusqu'au bout. Tonci Stipanovic (CRO) et le champion du monde et champion d'Europe en titre Tom Slingsby (AUS) complètent le tiercé gagnant.

Ils ont dit :

Robert Scheidt (BRA), vainqueur en Star avec Bruno Prada
« Je suis venu souvent ici. Mais je n'ai gagné la SOF qu'une fois, en Laser. On a été très réguliers cette semaine et c'est super parce que les conditions météo n'étaient pas faciles. La flotte était d'un très bon niveau, même s'il manquait un ou deux concurrents. C'est bien pour nous parce que nous étions déçus de nos performances à Palma. On va essayer de garder le même niveau jusqu'aux Jeux, nous avons prévu de beaucoup régater toute cette année ».

Ben Ainslie, vainqueur en Finn, au sujet de sa domination :
« Parfois, c'est juste que tout se passe bien, que c'est votre semaine, que tout va dans votre sens. Avec les coureurs anglais, nous avons une grosse sélection en cours. Nous sommes dans un contexte où on essaie de progresser tout le temps, de monter en régime à chaque régate. J'ai aimé cette semaine, on a fait de supers manches et le premier jour, dans la brise, n'était pas très facile pour moi.  Car je reviens de deux ans d'absence sur le bateau et j'ai besoin de prendre des muscles, du poids, de refaire du rappel. Je suis très heureux du résultat mais en réalité, c'est plus serré que ce qu'on croit. Ce n'est jamais facile en fait. C'est toujours une vraie bataille. La voile est un sport très dur. Et derrière cette impression de facilité que l'on peut voir aussi dans d'autres sports, il y a toujours énormément de travail et d'entraînement. »

Julien d'Ortoli, 2e en 49er avec Noé Delpech :
« Ce podium est encore meilleur que celui de l'an dernier (3ème en 2010, ndr).  A l'issue de la 2ème journée, nous étions plus loin au classement et nous sommes bien revenus. C'est le résultat d'un bel hiver d'entraînement avec justement nos vainqueurs, les frères Sibello et Manu et Steph (Manu Dyen et Stéphane Christidis). Cela nous a permis d'améliorer notre vitesse et nos départs. Pourtant à la Semaine de Palma, on a pris une belle « branlée », donc on a vraiment préparé avec encore plus de soin la SOF. Notre entraîneur Guillaume Chiellino a été top, il nous a super bien épaulé et nous a aidés à améliorer nos départs. C'est la première épreuve de sélection. Il fallait être présent et on est 2ème ! C'est top. C'est énorme. On a une pensée pour Manu et Steph car ce sont avant tout des amis et des partenaires. On espère que Manu va vite se remettre. »

Xavier Rohart, 2e en Star avec Pierre-Alexis Ponsot :
« C'est très encourageant. Le fruit commence à murir correctement. On a bien bossé ces derniers mois. L'osmose prend. Les décisions commencent à être prises correctement et on a retrouvé de la fluidité »
Pierre-Alexis Ponsot : « On a fait un pas important cette semaine sur un tas de choses : les réglages, la communication à bord…  Cet amalgame fait que cela porte ses fruits. »
 
Pierre Leboucher / Vincent Garos, vainqueurs en 470 :
« Il fallait bien finir le travail mais il était déjà bien fait ! Nous sommes très contents. C'est la deuxième fois que nous gagnons la SOF. Cette fois, c'est différent. En 2007, c'était notre première grande victoire. Celle-ci est très satisfaisante car il y avait un gros niveau de performance. Cette semaine, c'était un vrai marathon ! Notre objectif en venant ici était de gagner, objectif atteint ! »

Emmanuelle Rol, 5ème en 470 avec Hélène Defrance :
« Globalement, c'est une SOF qui avait mal commencé et qui s'est bien terminée avec trois manches remportées. C'est le côté positif. Nous avons aussi eu quelques manches catastrophiques ce qui nous donne des enseignements sur le travail à effectuer pour la suite. Disons que la Semaine de Palma constituait une remise en jambes et ici on montre qu'on est toujours bien là. Etre en épreuve de sélection ne change pas grand-chose car nous partons de toute façon pour faire un podium. Dans cette série, il n'y a pas un bateau qui se détache, cela reste très ouvert à un an des JO ».

Nicolas Le Berre , entraîneur des 470 hommes :
« C'est un super résultat qui récompense tout le travail qu'on a fait cet hiver. Le groupe est génial avec une émulation positive. Humainement, c'est assez compliqué à gérer car on est en sélection mais si on continue à le faire dans cet esprit on devrait atteindre notre objectif pour les JO. Je suis content pour Nicolas Charbonnier car il a su répondre présent à cette Medal Race après sa déception hier. Lui et Jérémie ont ainsi atteint ce que l'on attendait d'eux sur cette medal race pour conserver leur place sur le podium. C'est une belle réaction. Pierre et Vincent doivent leur victoire à la grande constance qu'ils ont su afficher sur tout le championnat.  Entraîneur ou coureur (équipier de Gildas Philippe, Nicolas a terminé 5ème aux JO 2004 en 470, ndr), je reste un compétiteur. L'émotion est la même. Quand ils font un bon résultat, je suis très heureux et quand ça marche moins bien malheureux avec eux. »

Nicolas Charbonnier, 2e en 470 avec Jérémie Mion :
« On termine 2e après une victoire à Palma. Pour un équipage qui ne navigue que depuis 2 mois ensemble, c'est assez extraordinaire. Les circonstances dans lesquelles nous atteignons cette deuxième place nous laissent quand même de l'amertume. On n'a pas toujours joué notre jeu personnel à fond parce que l'idée était de ne pas s'entretuer entre Français mais je pense que cela nous a mis dans une position difficile.
Mais on a montré à tout le monde qu'on pouvait compter sur nous. Il faut regarder vers l'avenir, vers Weymouth, en Angleterre. »

Sarah Steyaert, 2e en Radial :
« C'est mon premier podium sur la SOF et c'est même la première fois où je rentre dans les 10 premières à Hyères. C'est vrai aussi que je ne suis pas venue ici depuis 3 ans. Je suis particulièrement contente car j'étais arrivée avec la ferme intention de faire un podium et je le réalise. Il ne manque plus grand-chose pour gagner, ce sera l'an prochain. J'ai encore beaucoup appris. Par exemple, je n'ai pas su dans la dernière manche de flotte passer à un mode différent : je suis restée sur le mode « régate » alors qu'il fallait que j'assure en ne lâchant pas la Néo-Zélandaise. Je suis passée à côté de la manche et elle en a bien profité en la remportant. Autre exemple : je gagne la manche 6 et du coup, je cours de façon trop facile la suivante. Résultat : je termine 24ème.  J'observe que je ne suis cependant pas descendue du podium de toute la semaine. La Néo-zélandaise a gagné à Palma et à Hyères mais la prochaine fois, je serai devant ! (rire) ».

Julien Bontemps, 2e en RS :X :
« C'est une belle journée, la seule où il y a eu du vent qui nous a permis de faire du planning. J'aurais bien aimé voir ce que cela aurait donné avec une semaine de brise. Pour le moment, il n'y a pas personne qui se détache vraiment dans la flotte : tout le monde progresse ensemble. Je trouve que j'ai accru mon niveau depuis l'an dernier, je suis plus complet. J'ai bien analysé ce qui va et ce qui reste à travailler. »
La sélection était plus ouverte pour les JO 2008 dans ta série, c'est positif de courir sans cette pression ?
« Ni positif, ni négatif. C'est différent. C'est plus difficile du coup de trouver des partenaires mais comme Pierre Le Coq se rapproche des meilleurs, cela s'arrange de ce côté-là. Nous pouvons davantage nous concentrer sur les étrangers. Cela va dans le sens de ce qu'il faut pour les JO ».

Charline Picon, 2e en RS :X :
« C'est mon premier podium à la SOF donc je suis très contente. Les manches finales se sont super bien passées. J'ai eu juste un peu de mal à passer des phases de qualification aux phases finales car on n'est pas trop habitué à ce système en planche mais comme cela va se reproduire, il faut s'y mettre. J'ai débuté la Medal race en dernière position et comme je n'avais plus rien à perdre j'ai tout donné et je suis remonté à la 4ème place ! Cette épreuve a  vraiment été positive. »

Philippe Gouard, DTN :
« Avec 7 médailles, c'est le même résultat qu'en 2010 mais dans un contexte concurrentiel plus important, avec beaucoup plus de nations présentes. Notre ambition, on le sait, c'est 6 médailles aux JO. Mais jusqu'à maintenant, il s'agissait d'un projet, là cela devient concret. L'équipe sait du coup que l'on peut y arriver, c'est très important. Ensuite, je voulais qu'on change l'esprit des sélections. Pendant trop longtemps l'idée était d'être devant l'autre Français dans les épreuves de sélection, quelle que soit la place en se disant que c'est aux JO que se joueraient les podiums. Le résultat n'était pas terrible. J'ai voulu mettre fin aux duels fratricides. A part un cas, cela a très bien fonctionné. Du coup, nos athlètes se disent : on est dans le match, on peut être devant. Ils gagnent en considération pour eux-mêmes donc les adversaires les considèrent mieux. »

 

Par : Effets Mer


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