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Le Vendée Globe est immortel

[Habitable]  - le 29/01/2013

[Habitable]

La FFVoile s'implique beaucoup dans le Vendée Globe. Son président, Jean-Pierre Champion, était évidemment aux Sables d'Olonne ce week-end pour accueillir et saluer François Gabart et Armel Le Cleac'h. L'arrivée du podium lui permet de jeter un premier regard sur cette édition sans oublier, évidemment, ceux qui restent en course. Interview.

 

Que vous inspire le podium du Vendée Globe ?

JP. Champion : « Il marque certainement une transmission de pouvoir et un changement d'époque.  C'est la réussite de jeunes coureurs, de leurs équipes et de leur centre de formation en l'occurrence le pôle Finistère Course au Large. Je remarque en effet que les deux premiers s'entraînent à certains endroits bien spécifiques et ont des équipes puissantes derrière eux, tant pour la conception que la préparation technique. Que ce  soit sur le modèle de Macif externalisant cette partie du projet vers l'écurie Mer Agitée ou de Banque Populaire qui a choisi une option interne en raison de son engagement sur plusieurs supports ce qui garantit une équipe polyvalente. Je pense que le coureur agissant seul a aujourd'hui peu de chance de remporter une course comme le Vendée Globe, quelque soit son talent. J'ai également été impressionné à l'arrivée par l'état de fraicheur de François et Armel et à priori de leurs bateaux. C'est évidemment aussi dû au progrès de la préparation sportive et technique. »


C'est une victoire française de plus autour du monde ?

JP.C : « Il s'agit d'une victoire française globale. Des marins bien sûr mais aussi de la conception et la construction des bateaux. On retrouve le cabinet VPLP avec Guillaume Verdier et le chantier CDK impliqués dans les deux bateaux de tête. Je note aussi que c'est le même cabinet d'architectes qui a dessiné le maxi trimaran Banque Populaire V. On peut dire aujourd'hui de manière objective que la France domine la course au large mondiale en multicoque et monocoque, en solitaire ou en équipage, en record ou en course ! En un peu plus d'un an, Lock Peyron avec le Jules Verne, Franck Cammas avec la Volvo race et  François Gabart avec le Vendée Globe, l'ont magistralement démontré. »


Votre avis sur l'organisation et l'implication de la FFVoile ?

JP.C : « J'estime qu'elle a été à la hauteur de l'événement et la FFVoile est heureuse de lui avoir apporté son soutien et sa contribution. Le Directeur de course choisi par la SAEM Vendée et nommé par la FFVoile a montré les capacités qu'on lui connaît mais qui ne faiblissent pas. C'est très bien qu'une grande épreuve ait un grand directeur de course en la personne de Denis Horeau. Le travail en amont a évité tout problème de jauge.  Le comité de course présidé par Christophe Gaumont, le contrôleur de jauge, les jaugeurs de l'épreuve et l'IMOCA ont travaillé en bonne intelligence et positivement. Enfin le jury présidé par Bernard Bonneau a fait son travail parfaitement et dans des conditions un moment difficile. Il fallait un jugement de qualité, il l'a été parce qu'il a respecté les règles. Nous comprenons évidemment l'émotion suscitée par le revers de fortune subit par un des marins les plus courageux et sympathique de la flotte en la personne de Bernard Stamm mais le rôle d'un jury est d'appliquer les règles décidées et signées par tous avant le départ.   

Je n'oublie pas dans ces éloges, le Pôle Finistère Course Large de Port la Forêt mené par Christian Lepape. Il est évident qu'il a joué un rôle important dans le doublé de ses deux membres y compris en terme de préparation physique et de suivi médical ». 


Le Vendée Globe impressionne toujours autant par sa popularité ?

JP.C : « C'est un formidable élément de promotion de notre sport. Les skippers sont peu habitués à recevoir un pareil retour, des encouragements à la hauteur de leurs exploits. Ils  le méritent. Car même devenue une régate intense, il ne faut pas oublier que terminer une course autour du monde à la voile est exceptionnel. Certes, la course a pris un peu le pas sur l'aventure mais cette dernière reste présente. Elle implique des choix personnels lourds.

Je veux aussi saluer le succès de Virtual Regatta . C'est impressionnant. J'espère que cela donnera des envies de vraies navigations à ceux qui ont surfé sur Internet. Mais de toutes façons, c'est une toile de fond positive pour notre sport. 

Enfin le Vendée Globe met en exergue les valeurs de notre sport : le développement durable, le dépassement de soi, l'acceptation d'une certaine prise de risque, l'anticipation, la reconnaissance du travail accompli en équipe et l'importance de la transmission d'expériences et de savoirs. »


L'internationalisation ? 

JPC : « Je crois que cette édition a fait un  pas en avant. Il y a bien sûr le 3ème britannique à se placer sur le podium du Vendée Globe avec Alex Thomson dont je salue la performance. Mais l'impact médiatique à l'étranger a progressé. L'organisation a fait beaucoup d'efforts en amont. Bruno Retaillau y est très attaché et nous allons aider la SAEM Vendée  dans ce sens. Par exemple en obtenant que lors des grands rendez-vous de l'ISAF, une délégation du Vendée Globe soit présente. Elle pourra parler des spécificités que le Vendée Globe partage avec la Route du Rhum : les dizaines de milliers de spectateurs présents ! C'est unique.  Et leur médiatisation exceptionnelle qui en font des très grands événements sportifs toutes catégories »


Comment voyez-vous la suite ? 

JP.C : « Le sujet de l'évolution de la jauge est posé. Je sais que les bons choix seront faits. Le Vendée Globe est lui « immortel ». Sa réussite tient davantage dans son concept et son parcours que dans les bateaux qui le font. Mais il est évidemment important d'avoir une classe en bonne santé et le circuit Imoca avec des Transats et la Barcelona World Race me semble assuré et solide.  Si j'ai un sujet d'inquiétude c'est qu'aujourd'hui il manque un échelon entre le circuit Figaro et les IMOCA 60 pieds. Le pallier budgétaire et technique est trop haut pour beaucoup de jeunes  marins.  Voilà à quoi il faut travailler ».


Une conclusion ?

« Oui la course n'est pas finie. Si le podium mérite aujourd'hui un salut, je l'adresse tout aussi chaleureusement à ceux qui sont en mer qui, je l'espère, vont tous arriver à bon port. Le public des Sables D'Olonne leur fera un triomphe j'en suis sûr. »

 

Par : Effets Mer


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