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Alain Champy : Les Jeux ne sont pas fait... Mais un peu quand même

[Equipe de France]  - le 10/08/2004

[Equipe de France] Alain Champy est entraîneur à la Fédération Française de Voile. A part Moscou en 1980, il a participé à toutes les campagnes olympiques depuis 1976. Sur Athènes, il s'occupe de la logistique et suivra le Finn et le Yngling. Il fait le point sur le quotidien des athlètes 48 heures avant que la flamme olympique n'embrase la capitale hellénique.

A quelques jours de la cérémonie d'ouverture, comment se compose une journée type au sein de l'équipe de France ?
Pour l'instant, tout se passe bien. La plupart des séries sont passées à la jauge et il n'y a eu aucun problème. Le matin, nous nous levons vers 8 heures pour quitter le village avant 9 heures. Il y a environ 30 minutes de bus pour rejoindre la Marina. Les transports sont très bien organisés, et il n'y a jamais de retard. Arrivés à la Marina, nous attendons le vent en bricolant, puis nous allons sur l'eau dès que la brise thermique se lève. Il y a de petites régates organisées entre les nations, hier, il y avait une vingtaine de 470. D'ailleurs, Gildas et Nicolas (sélectionnés en 470, ndlr) étaient contents car ils trouvaient qu'ils avaient une bonne vitesse. Il s'agit maintenant de confirmer les études et les choix de matériel. C'est aussi une mise en confiance sur le plan d'eau.
Le soir, nous rentrons au village vers 19 heures.

La météo correspond elle aux analyses faites avant les Jeux ?
Il n'y a eu aucune surprise, depuis 12 jours que je suis arrivé, le schéma est classique. Nous sommes dans un régime de brise thermique de 10 - 12 nœuds et ça devrait durer pour quelques jours.

Quelle est l'ambiance générale au sein de l'équipe aujourd'hui ?
L'ambiance est plutôt sereine et détendue. Chacun commence à trouver les bons horaires pour manger ou se déplacer. D'ici le début des Jeux, nous serons dans les clous. Certains coureurs ont leurs premières épreuves dès le lendemain de la cérémonie d'ouverture, ils ne participeront donc pas au défilé. C'est le cas du Finn, du Yngling et des 470 homme et femme. Ceux qui participent à leurs premiers JO sont un peu déçus car c'est un moment fort, mais ils ont tous compris que le défilé était très éprouvant. Il y a des heures d'attente avant de rentrer dans le stade, c'est extrêmement fatiguant.

L'organisation d'Athènes est-elle différente de celle de Sydney ?
Athènes n'a rien à envier à Sydney. Dans la Marina, nous avons beaucoup de place, ce qui n'était pas le cas en Australie. Nous avons la place pour deux conteneurs et le parking est immense.
De plus, l'organisation générale est très bien calée. Dès l'année dernière pendant le test event, tout était prêt ! Ils auraient pu organiser les JO à cette période, c'est impressionnant.

Le dispositif de sécurité mis en place sur Athènes est-il perturbant pour les athlètes ?
Notre seule contrainte au niveau de l'équipe de France est de déclarer nos déplacements au C. N. O. S. F. qui transmet à l'organisateur. Mon rôle est d'informer les autorités de l'heure des déplacements ainsi que du nombre de personnes qui en feront partie. La navette qui transporte l'équipe est escortée par une voiture de policiers. C'est impressionnant, mais ça n'est pas pesant. Tous les gens sont sympas, les Grecs ne sont pas « prise de tête » et tout se passe dans la bonne humeur.

Pour l'équipe de France, peut-on dire que les JO ont commencés ?
Les Jeux commencent dès que tu entres dans la Marina. Ici, on se retrouve avec les autres sports, tu sens que tu représentes la France. Ceux qui vivent les Jeux pour la première fois sont très impressionnés. Le village olympique n'est pas un village, c'est une ville ! Pour donner un ordre de grandeur, le restaurant peut accueillir 2000 personnes !

Quel est ton rôle sur place ?
J'avais un rôle de préparation logistique, mais il sera bientôt achevé. Je vais aussi m'occuper du Finn et du Yngling sur l'eau. Mais le rôle de l'entraîneur est très particulier sur les Jeux Olympiques. Dès que la procédure est lancée, nous devons nous tenir 100 m sous la ligne de départ, et ce, jusqu'à la fin de la manche. Nous ne voyons les coureurs qu'entre deux manches, mais en général, il y a très peu de temps. Les échanges avec les coureurs ne sont jamais très longs. Nous leur donnons à boire et à manger, et éventuellement de petits ré ajustages. De toute façon, il est trop tard pour changer quoi que ce soit. Les Jeux ne sont pas fait, mais un peu quand même.

Propos recueillis par Matthieu Honoré

 

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