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Yngling, 470 et Finn ouvrent le bal dès demain

[Equipe de France]  - le 13/08/2004

[Equipe de France] L'ambiance qui règne à 24 heures des premières épreuves parmi le groupe des régatiers français est à l'image du temps sur Athènes : au beau fixe. Les journalistes présents hier soir au Club France pour la conférence de presse ont d'ailleurs pu apprécier l'excellent état d'esprit qui régit cette. La parfaite et non moins conviviale organisation de ces J.O - s'il faudra attendre deux semaines avant de tirer un bilan définitif, les inquiétudes qui régnaient sur ce sujet voici encore quelques jours semblent aujourd'hui lointaines - font beaucoup dans ce climat.

Reste qu'une fois la cérémonie d'ouverture accomplie, la compétition va prendre tous ses droits. C'est déjà le cas équipe pour nos représentants qui débuteront demain et qui de ce fait seront exemptés de cérémonie. Car comme l'explique le DTN, Philippe Gouard, une première journée donne souvent le ton des JO, moins en terme de résultats bruts que de comportement sur l'eau. Pour les français ce redoutable honneur échoit donc à Ingrid Petitjean et Nadège Douroux (SN Marseille) en 470 femmes, Gildas Philippe (Douarnenez Voile) et Nicolas Leberre (SR Brest) en 470 hommes, Guillaume Florent (YC Dunkerque) en Finn et le trio Anne le Helley (S.R.Rochelaises), Elodie Lesaffre (APCC Nantes) et Marion Deplanque (YC Antibes) en Yngling. Avant le Meltem - un vent relativement fort venant de terre et que l'on peut comparer à notre Mistral - prévu s'installer dimanche, ces quatre séries devraient avoir le droit demain à une journée dominée par une brise thermique faible. Une entrée en douceur donc mais qui peut, déjà, recéler des pièges sur un plan d'eau que l'on sait compliqué à lire. Et même au pays de l'Olympe, les pythies ne seront d'aucun secours pour prédire les caprices d'Eole.

Interview Philippe Gouard, D.T.N

A 24 heures du début des épreuves, comment le DTN aborde ce rendez-vous ? « Dans une préparation olympique, il y a deux histoires. L'une, avant les J.O, occupe 99% du temps. Celle-ci s'est achevée ici. L'autre, qui débute demain, 1% mais c'est évidemment la plus importante. Si j'ai été au premier rang dans toute la première période pour établir et installer notre stratégie, c'est désormais Claire Fountaine, directrice de l'équipe qui occupe l'essentiel des responsabilités. Je reste en arrière plan, en essayant d'être lucide et prêt à agir en cas de difficultés »

Comment trouvez-vous le groupe ? « Déjà nous avons réussi à former une équipe et non une addition de personnalités. C'est une première satisfaction. Ensuite personne ne cache ses ambitions. Ceux qui ont des chances de médailles assument leurs objectifs. Ce qui ne veut pas dire que je n'ai pas de doutes. Quand après Sydney nous avions annoncé trois médailles pour Athènes c'était de la provocation. Maintenant c'est devenu un objectif qui ne fait plus sourire mais il v a falloir aller le chercher avec les tripes. »

Une première journée c'est important ? « Oui car elle peut donner le ton non pas en terme de résultats bruts qu'en terme de comportement sur l'eau ».

Interview Ingrid Petitjean et Nadège Douroux (470 F)

Comment abordez-vous ces JO ?

Ingrid : « Nous sommes bien par rapport à ce que nous nous étions fixés. Comme nous ne logeons pas au village mais dans des appartements situés en face du site voile nous ne pouvons pas dire que les JO changent nos habitudes. Nous sommes dans la même ambiance que celle de nos régates internationales depuis deux ans. Si ce n'est qu'il y a plus de couleurs, de drapeaux, de sigles olympiques… »

Nadège : « c'est évidemment un grand rendez-vous pour nous mais moins impressionnant une fois que tu es là que lorsque tu regardais les épreuves à la TV ».

Quelle météo vous attend ?

I.P : « En théorie on débute avec des vents faibles et cela forcit ensuite avec du Meltem. Mais je me méfie des prévisions ici car depuis que nous venons nous entraîner nous avons appris que tout était très incertain ».

Nadège : « de toute façon que ce soit du thermique ou du Meltem nous importe peu ! »

Comment voyez-vous la concurrence ?

I.P : « Tout le monde est au taquet et au summum de sa forme donc il y a une petite dizaine de médaillables ».

Interview Gildas Philippe (470 Hommes avec Nicolas Leberre)

Comment s'est passée cette semaine d'avant épreuve ? « Décontractée. Nous sommes surpris car tout le monde s'attendait à une grande pagaille or tout est prêt ! ».

Quelles conditions vous attendent ? « Assez typées. En théorie on dit qu'en août c'est 1/3 thermique, 2/3 Meltem donc après une semaine de thermique on attend dès lundi du Meltem. Mais le Meltem ici c'est 20 nœuds et des conditions variables. Nous avons constaté que ce ne sont pas forcément les plus rapides qui sont devant car c'est un plan d'eau aléatoire. Tout notre travail a justement consisté à diminuer au maximum ce côté aléatoire avec Bernard Simon, un météorologue qui a une approche très « scientifique ».

Comment vous situez-vous vis-à-vis de la concurrence ? « Nous avons l'impression d'avoir comblé nos faiblesses notamment dans le petit temps et vu les entraînements nous avons une bonne vitesse. Maintenant tout le monde est au top et je pense que nous sommes 15 sur 29 équipages à être médaillables ! »

C'est un avantage d'avoir déjà fait les JO ? « Oui car on aborde plus tranquillement tout ce qui entoure les épreuves - protocoles, médias, village etc… - et dont on a tendance à se faire une montagne quand c'est la première fois ».

Interview Anne le Helley et Elodie Lesaffre (Yngling avec Mario Deplanque)

Comment abordez-vous ces JO ?

Anne : « nous sommes arrivés le 3 août donc parmi les premiers français et maintenant nous avons tendance à nous sentir chez nous parmi la communauté sportive française, au Club France, dans le Village. Nous avons nos repères. Question voile cela a été dur mais nous nous sentons de mieux en mieux au fil des entraînements. Nous marchons un peu au diesel donc cela ne nous inquiète pas. Nous avons également beaucoup travaillé le mental et la cohésion. »

La concurrence ? « Il y a quelques mois nous étions huit ou dix mais loin des premières. Là cela se resserre et dans les régates d'entraînements nous arrivons à battre les meilleures. Nous abordons ces JO sans appréhension ».

Elodie : « Et avec bonheur ! »

Interview Guillaume Florent (Finn)
Comment abordes-tu ces JO ?
« Comme une régate comme une autre sauf que c'est un peu plus décoré. Ce n'est pas en se disant tous les jours « on est au JO ! » que l'on va mieux régater. Donc je vais courir à fond comme d'habitude. Je crois avoir la vitesse même si j'ai toujours un petit déficit vent arrière dans le petit temps. Ce sera hyper serré avec 15 finnistes capables de faire un podium. Mais lors d'une année olympique c'est un peu la même chose sur toutes les épreuves. Tout le monde grimpe en puissance »

Tu vas faire autre chose pendant ces JO ?
« Pendant les jours de repos, je visiterai un peu Athènes mais j'attendrai la fin des épreuves pour aller voir d'autres disciplines comme le vélo ou le Beach volley ».

 

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