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Le Meltem perturbe les régates

[Equipe de France]  - le 16/08/2004

[Equipe de France] Les faits du jour : le Meltem persiste. Seuls les Finn et les Yngling régatent. Après 6 régates, soit la mi-course, Guillaume Florent, 3ème et 9ème aujourd'hui, est 5ème en Finn. En Yngling, Anne le Helley, Elodie Lesaffre et Marion Deplanque, 9ème et 13ème, s'accrochent malgré la brise et sont 9ème ce soir au général. Repos demain pour ces deux séries. Sur l'eau mardi : les Europe, Laser, Mistral H et F, 49er et les 470 H et F.

Aujourd'hui, le Meltem s'est franchement invité sur le plan d'eau. Trop a estimé le comité de course pour les Laser, Europe, 49er, 470 hommes et femmes qui n'ont pas navigué. Seuls les Yngling et Finn ont été autorisés à affronter les éléments. Avec brio pour Guillaume Florent en Finn. Une performance dans la brise d'autant que nordiste souffre d'un lumbago depuis le début de l'épreuve. Grâce à un bon choix au départ - quatre hommes dont le français sont partis à gauche et ont profité d'une franche rotation du vent pour prendre une large avance - il a longtemps tenu la 2ème place dans la première manche avant de terminer 3ème en raison d'un dessalage. Troisième au départ de la manche suivante, il a malheureusement de nouveau chaviré - preuve que sans être extrêmes, les conditions étaient malgré tout rudes avec un vent d'une vingtaine de nœuds sur le plan d'eau - et finalement terminé 9ème. A l'issue de ses trois premiers jours de course, Guillaume se place à une excellente 5ème place à 15 points du leader, l'impressionnant britannique Ben Ainslie qui a aligné trois victoires de manche sur six disputées, mais à seulement 6 du 3ème, le polonais Mateusz Kusznierewicz, grand perdant du jour en raison d'un départ volé. Indiscutablement le licencié du Yacht Club de Dunkerque est dans le rythme. Ce sera nécessaire dans une série de très haut niveau où chaque point va valoir cher.
Dans des conditions de brise qu'elles n'affectionnent pas, les filles du Yngling s'accrochent en attendant des jours plus calmes. Un souhait qui pourrait être exaucé puisque la météo annonce un Meltem faiblissant dès demain et le retour du thermique pour mercredi. 9ème et 15ème dans les deux manches du jour, elles virent à mi-championnat à la 9ème place et restent pour le moment dans le top ten du classement ce qui est leur objectif de début de JO. En raison des annulations du jour, les 470 devraient finalement régater demain aux côtés des Mistral, Europe, Laser, 49er. Jour de repos bien mérité par contre pour les Finn et Yngling.

Des disqualifications dès le premier jour : Julien Bontemps revient de loin !

Hier, dimanche, la journée s'est mal terminée pour deux français. C'est tout d'abord le lasériste Félix Pruvot qui a été disqualifié dans la deuxième manche pour avoir gêné un adversaire au départ. Il était donc rétrogradé à la 40ème place à l'issue des deux manches courues. Dur début mais rappelons que la plus mauvaise manche est soustraite du décompte de points de chaque coureur. Rien de perdu donc.
Plus grave aurait pu être la situation de notre champion du monde 2004 de Mistral, Julien Bontemps. En effet chaque planchiste dispose de deux mâts strictement identiques mais seul un est jaugé. Problème, hier matin Julien a gréé son mât de secours. Le rapport de jauge a tranché sur la bonne foi de notre représentant - autrement dit il s'agit d'une action involontaire - mais la décision du jury n'en était pas moins inévitable et Julien s'est retrouvé disqualifié pour la journée (rappelons qu'il avait terminé 2ème et 4ème dans les deux manches disputées). Fort heureusement il ne pâtira finalement de cette erreur que sur une manche car dans le même temps des coureurs ont demandé et obtenu l'annulation de la première manche courue pour faute de procédure ! Un rebondissement qui tombe à point et permet à Julien de conserver toutes ses chances. Seul problème : il n'a plus aujourd'hui de joker. Pour conclure rappelons que le « poids » négatif de sa disqualification ne disparaîtra qu'après cinq manches disputées.

Interview Julien Bontemps
Oublions un moment ta disqualification. Comment, sur l'eau, analyses-tu ta première journée ? « Cela a été une superbe journée. J'avais la pêche, une très bonne vitesse. Je suis rentré à terre j'étais vraiment satisfait. Et puis… »
Comment en arrive-t-on à prendre un mauvais mât ? « Avant-hier j'ai fait une régate d'entraînement et je n'ai pas fait attention au mât que je prenais. En rentrant, j'ai voulu préparer le matériel pour le jour de la régate et j'ai soigneusement rangé le mât que je venais d'utiliser… Ce n'était pas le bon ! J'ai vraiment failli gâché mes J.O».
Quelle a été ta réaction quand tu appris que la première manche était finalement annulée ?
« Je suis passé en quelques secondes du stade où tout était fini à celui où tout redevenait possible, de l'enfer assuré au paradis. Finalement cette histoire m'a éveillé les sens et mis davantage de hargne. Je me suis dit que c'était vraiment trop bête de tout perdre ainsi et que cela ne tenait vraiment pas à grand-chose »

Les interviews du jour

Faustine Merret (Crocodile de l' Elorn) Les Mistral sont au repos - ils poursuivront ainsi ce rythme alternant un jour de régate, un jour off tout au long de la compétition. Faustine Merret, 7ème hier soir en profite pour nous faire le point à l'issue de sa première journée de régate. Comment se vit ce rythme ? « Je ne sais pas trop c'est une première. Hier en rentrant de ma dernière manche j'aurais bien prolongé par une 3ème pour me rattraper de mon erreur dans la 2ème régate… Physiquement c'est agréable de récupérer ainsi même si dans les compétitions je ne suis pas trop gênée par le physique. Le plus compliqué c'est au niveau mental car il faut gérer les possibles relâchements. Ce matin j'ai fait un petit footing suivi d'un étirement et cet après-midi je ferai un petit rappel musculaire ». Ton bilan de cette première journée :
« Je m'étais préparée à réussir ma première manche ce que je n'ai pas su trop faire dans les épreuves récentes. Cela a été réussi (Faustine s'est classée 2ème). Est-ce que du coup je me suis relâchée inconsciemment pour la 2ème ? En tous les cas, j'ai sous-estimé le vent à venir pour les réglages et j'ai eu l'impression d'aller moins vite que les autres d'où une option risquée au portant et une chute… Et ma 13ème place… Le pire c'est que Pascal (son entraîneur, ndr) m'a dit que j'allais plutôt vite en fait… Globalement les départs se sont bien passés, je suis dans le timing mais je dois être plus offensive. Non ce qui est rageant c'est que d'habitude je perds des places au près que je dois rattraper au portant et là cela a été l'inverse ».

Comment trouves-tu la concurrence ?
« Je les trouve très tendues. La preuve je suis tombée à cause de Barbara Kendall dans la 2ème manche. Tout le monde fait des erreurs et je trouve que les filles sont très agressives entre elles. Il y a beaucoup de marquage et je me suis retrouvée à le faire également alors que je préfère faire ma course ».

Gildas Philippe (470 hommes) Comment vit-on une journée sans régate ?
« Sans stress, cela ne nous a pas pesé. Nous en avons profité pour regarder les régates de Finn en direct à la TV. Je trouve par contre que l'on pouvait très bien courir et nous le regrettons (Gildas et Nicolas sont réputés très à l'aise dans la brise, ndr). Il y a peut-être des problèmes que l'on ne connaît pas sur les ronds mais comme on ne nous le dit pas nous sommes un peu étonnés ».

 

Par : Effets Mer


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