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Henry Bacchini : « les médaillés auront beaucoup de points »

[Equipe de France]  - le 18/08/2004

[Equipe de France] Henry Bacchini, vice-président de la FFVoile chargé du haut niveau, suit les régates depuis quatre jours. Il nous livre aujourd'hui ses premières impressions.

Le plan d'eau : « On le savait complexe, c'est confirmé. La distribution du vent est très aléatoire mais sans signes tels que les nuages pour lire les changements. La première difficulté est donc de prendre des informations sur le suivi fin du vent. Conséquence : même un double médaillé olympique peut se trouer. S'en sortent ceux qui, en difficulté, sont capables de gagner des places pour ne pas lâcher un point. C'est une constante en régate mais encore plus vraie ici ». Le plateau : « Les Britanniques sont à leur niveau et résistent très bien à la pression. Les Brésiliens sont performants sur certains supports. Les Américains sont légèrement au dessus de leur niveau habituel. Et les Grecs sont évidemment très présents. J'ai également remarqué la fierté des Argentins, très combatifs. Manifestement leurs athlètes ont cœur à prouver que leur pays, en difficulté que l'on sait, est toujours une grande nation. A l'inverse, les Australiens et Néo-zélandais paraissent un peu en retrait. Côté individualité, les grands champions sont bien là : Ben Ainslie (Finn) qui arrive à mettre la pression sur ses adversaires, Robert Scheidt (Laser), Siren Sundby (Europe) égale à elle-même et Bekatorou/Tsoulfa (470 F) ». Les Français : « Globalement je remarque une grande capacité à réagir après chaque manche mauvaise ou moyenne. C'est une grosse qualité car dans ces JO, je pense que les médaillés auront beaucoup de points (la distribution des points se faisant de façon croissante du premier vers le dernier, le vainqueur est celui a le moins de points. Ndr). En solitaire il faut rappeler que l'on part de très loin puisque les Français n'étaient pas là à Sydney. En Laser, Félix a un peu de manque de réussite et d'expérience mais il a du culot et fait de jolies choses comme le prouvent ses deux places de 10. En Europe, on savait Blandine très opportuniste dans le petit temps et elle le confirme. Hier, après sa pénalité exécutée, elle est passée de la 4ème à la 10ème place ce qui ne l'a pas empêché de revenir sur les échappés et de terminer 5 ! En 470, Ingrid et Nadège sont à leur niveau. Elles connaissent bien leurs qualités, elles n'ont pas le métier des Grecques mais y remédient avec le culot de leur jeunesse. Elles sont dans le coup et ont justement cette capacité à rebondir. Chez les hommes, Gildas et Nico jouent dans un film où il n'y aurait que des premiers rôles. Hier, en difficulté dans la 2ème manche, ils ont réussi à sauver près de 10 places dans le dernier bord. C'est le genre de points glanés qui comptent à la fin. Les Mistral hommes n'ont pas vraiment commencé mais dans chaque manche finie ou commencée, Julien a montré qu'il était dans le coup. Il va vite et s'engage physiquement. Chez les filles, Faustine a passé un cap. Pour elle le terme respect a changé de valeur. Avant, elle regardait avec respect les championnes olympiques, aujourd'hui elle respecte des adversaires qu'elle sait pouvoir battre. Le regard de ses adversaires sur elle a du coup changé. Hier elle ne s'est pas contentée de gagner la manche elle a montré aux autres qu'elle était capable de les mettre loin derrière. En 49er, en remontant dix places dans la dernière ligne droite, Marc et Christophe ont montré qu'ils étaient sur la même pente ascendante que celle de leur championnat d'Europe (3ème, ndr). En Yngling, les filles font de très belles choses. Mais ce n'est pas évident pour elles car en France nous manquons de culture quillard chez les filles. Sur ce type de bateaux, toute faute de trajectoire est irrémédiable car tu ne peux jamais accélérer à l'inverse des dériveurs. Et puis naviguer à trois est plus complexe. Mais elles sont dans leur tableau de marche. En Finn, Guillaume est en position d'attente. Il a eu des problèmes de dos mais il s'est bien reposé et cela va mieux. Il est bien dans sa tête et repart gonflé à bloc, serein, ouvert ».

 

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