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Star et Tornado entrent en scène samedi

[Equipe de France]  - le 19/08/2004

[Equipe de France] Samedi entrent en scène deux séries dissemblables. D'un côté, le Star : un quillard classique, vedette des JO depuis 1932. De l'autre, le Tornado : catamaran de sport rapide, plus moderne et arrivé aux JO en 1976. Ces supports ont pourtant des points communs : ils clôtureront les épreuves de voile le 28 août et font partie des séries les plus prestigieuses. Traditionnellement, les français y connaissent un sort très différent : aucune médaille en 70 ans pour le quillard, deux médailles d'or tricolores pour le multicoque (Deroff/Henard en 1988, Loday/Hénard en 1992). Cette année, le Star et le Tornado représentent deux de nos plus sérieuses chances d'accéder au podium grâce à nos champions du monde 2003 - une première ! - Xavier Rohart (Club Fosséen de voile) et Pascal Rambeau (S.R.Rochelaises) en Star et à nos vice-champions du monde et champions d'Europe 2002, Olivier Backes (USPEG Marseille) et Laurent Voiron (YC Chambéry) en Tornado. Interview à deux jours de leur entrée en compétition.

TORNADO (Nombre d'inscrits: 16) Interview de Yves Loday, entraîneur et médaille d'or en 1992 Sur le plan d'eau : « On l'a vu depuis quelques jours, il peut y avoir des vents faibles qui rendent tout aléatoire. Dans du vent faible, les Tornado sont patauds et je trouve que l'on ne devrait pas donner des départs en dessous de 8 nœuds. Mais gérer l'aléatoire fait partie des points forts d'Olivier et Laurent. »

Sur le plateau : «Ils sont régulièrement dans les cinq premiers depuis deux ans et donc capables d'accéder au podium. Actuellement, je pense que les australiens (Bundock/Forbes) et les argentins (De la Fuente/Lange) dominent, viennent juste en dessous les autrichiens champions olympiques 2000 (Hagara/Steinacher) et nous et encore juste après un bloc composé des américains (Lovell/Ogletree), des espagnols (Echavarri/Paz) et des hollandais (Booth/Dercksen). S'il y a de la brise soutenue, ces derniers remontent dans la hiérarchie ».

Le Tornado a-t-il évolué depuis ta victoire en 92 ? «La grande nouveauté que nous avions demandée en 1993 et qui est arrivée en 2001, c'est que désormais il a deux trapèzes et un spi. Cela a redonné un sérieux coup de jeune à la série et c'est devenu amusant pour l'équipier ».

Interview Olivier Backès, Laurent Voiron, sélectionnés français en Tornado
Comment vous sentez-vous à deux jours de la première régate ? OB : « Bien. Nous avons fait ce que nous devions faire depuis 10 jours avec des conditions adéquates d'entraînement depuis 3 jours. En tout, nous aurons passé 20 semaines sur ce plan d'eau et nous avons rencontré tous les types de conditions. Sa caractéristique, c'est d'être variable en direction et force quel que soit le vent ».

C'est un intérêt de débuter une semaine après les autres ?
O.B : « Oui. Tout d'abord parce que cela nous a donné 10 jours de préparation en plus. On peut également voir les erreurs et les problèmes qu'ont rencontré les autres la semaine précédente. C'est un avantage surtout lorsque c'est la première participation aux JO, ce qui est notre cas ».

L.V : « Il faudra faire très attention aux réclamations et à l'agressivité des concurrents qui est décuplée ici ».

La pression ? L.V : « Nous sommes stressés « grave » ! » (sourire)
O.B : « Le plus stressant, c'est le premier départ. »
LV : « C'est à lui que nous réfléchissons le plus. Nous déciderons peut-être de ne pas prendre de risques pour voir ce que cela donne.»

L'ambiance des J.O : L.V : « Nous sommes allés voir quelques compétitions. Moi le judo et le cano avec à chaque fois deux médailles soit 100 % de réussite ! Je me suis bien habitué au Village mais maintenant que pas mal d'athlètes ont terminé, il va y avoir plus de bruits donc c'est bien de le quitter (les tornadistes comme les 470 F et le Finn ont décidé de loger dans les appartements loués par la FFVoile et situés en face du site nautique. ndr)».

Aurez-vous une stratégie particulière ? O.B : « Non, nous avons certaines cartes en mains et nous tenterons de les jouer comme d'habitude. Nous savons que nous avons un point fort c'est entre 6 et 12 nœuds avec un peu de clapot ».
L.V : « Nous déciderons de notre tactique dans les cinq minutes avant le départ en tenant compte des conditions sur l'eau ».
O.B : « En sachant qu'il faut toujours un plan B prêt que l'on peut choisir dans la minute qui précède le départ ».

La concurrence ? O.B : « Il y a un premier groupe composé des australiens, des argentins, des autrichiens et des hollandais et un second avec les américains, les espagnols et les anglais ( Mc Millan/Bulkeley). Nous nous situons entre les deux avec une médaille pour objectif ».

STAR

(Nombre d'inscrits : 17) Interview Xavier Rohart
Comment vois-tu ces J.O ? « Ils sont à la fois identiques et différents des autres. Identiques car c'est une épreuve très dure tant en terme de conditions que de plan d'eau, de jauge plus stricte, de niveau et d'agressivité des adversaires. C'est également une épreuve sympa car on côtoie d'autres sports et puis il y a un enjeu énorme. Il y a cependant des différences : les grecs sont vraiment très sympas. Au début, il y avait pas mal de pression en terme de sécurité mais elle s'estompe. Ce sont des J.O humains ».

C'est différent que de les aborder sur une série en solitaire ?(Xavier a fait deux J.O en Finn, ndr) : « Je trouve cela plus dur car en Star, le niveau est encore plus élevé mais notre équipage a également un potentiel plus fort que lorsque j'étais seul. Nous avons beaucoup travaillé l'aspect psychologique, le mental, le respect entre nous afin d'atteindre un « optimum humain ». C'est une régate dure mais simple. Ici tout le monde est rapide donc je suis sûr que cela se jouera sur l'aspect humain ».

Quels sont les pièges ici ? « Nous naviguons pendant l'établissement du thermique donc il peut se passer beaucoup de choses. Dans ces conditions, deux choses sont cruciales. En 1, c'est le départ car il est fondamental de rester mobile et de pouvoir partir à gauche ou à droite au dernier moment. En 2, comme on ne peut jamais prévoir si le vent va tourner à droite ou à gauche, on sait que dès que l'on prend des risques, c'est quitte ou double. C'est ce qui est arrivé aux filles en 470 hier. C'est difficile car il faut à la fois être devant mais sans prendre de risques. Le meilleur dans cet exercice c'est Ben Ainslie. Quand c'est compliqué, il se contente de rester dans le groupe de tête et puis quand une manche est claire, il attaque franchement ».

Vos adversaires les plus dangereux ? : « Les anglais (Percy/Mitchell), les espagnols (Bermudez de Castro/Spain) et les italiens (Bruni/Antar) sont très en forme. Et puis, il y a Cayard (USA avec Trinter), les hollandais (Neeleman/Van Niekerk) , les australiens (Beashel/Gilles)».

Comment vous jugez-vous dans cette hiérarchie ? : « Nous avons une navigation proche des britanniques, c'est-à-dire en puissance avec un peu du style latin des italiens et espagnols. Nous sommes en forme, nous sentons bien le bateau. A première vue, nous n'avons pas trop de craintes mais tout va se jouer dans les départs. A nous de faire comme à Cadix : des bons départs et après on gère ! »

Comment cela se passe entre vous pendant les JO ? : « Il y a une régate psychologique qui débute sur le parking. Chacun compte ses points en essayant d'établir une hiérarchie. Le meilleur là-dedans, c'est Cayard. A terre, il parle anglais et français parfaitement et connaît tout le monde : les juges, les jaugeurs, les organisateurs. Nous sommes plutôt du type discret, nous ne mettons pas de pression à terre ce qui fait que sur l'eau, on ne nous attend pas dans ce registre. Cela perturbe les adversaires. Sur l'eau, il y a les ennemis purs (je parle bien en terme de régate pas de méchanceté une fois à terre) comme Cayard ou les italiens. Nous savons qu'ils ne lâcheront rien, pas un cm. Il y a ensuite les neutres dont nous faisons partie : nous n'embêtons pas trop de monde, nous n'agressons pas trop. Et puis il y a ensuite les amis, ceux qui s'écartent de 15 cm à la bouée. Tout le problème aux JO, c'est de savoir à quel moment ces derniers, si le classement le nécessite, vont passer dans le rang des « ennemis ». En ce moment les anglais évoluent ainsi par exemple. »

Votre objectif ? : « Une médaille mais ce sera dur. Au début, nous serons wait and see ».

 

Par : Effets Mer


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