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A 4 régates de la fin, bagarre terrible les Mistral Femmes

[Equipe de France]  - le 21/08/2004

[Equipe de France] Les faits du jour : Après les finales du jour (cf communiqué précédant) régataient cet après-midi les Mistral, Tornado et Star. Chez les Mistral Femmes, la bagarre s'amplifie entre la chinoise, en tête, l'italienne et la française : ces trois là sont en 2 points à 4 manches de la fin et la Hong Kongaise, 4ème, n'est pas loin ! L'israélien Gal Fridman prend la tête chez les hommes, Julien Bontemps restant 10ème. En Tornado, Olivier Backès et Laurent Voiron entament leur compétition à la 7ème place et en Star Xavier Rohart et Pascal Rambeau à la 5ème. Demain finale pour les Europe et Laser.

Les résultats du jour des français (avant jury). (La plus mauvaise manche est enlevée pour les Mistral uniquement) :

Mistral Femme : Faustine Merret (Crocodiles de l'Elorn) 4ème de la manche 7 et 5ème de la manche 8. 3ème au général (en baisse -1 ) à 2 points de la chinoise Jian Yin

Mistral Hommes : Julien Bontemps (ASPTT Nantes) 6ème de la manche 7 et 14ème de la manche 8. 10ème au général (stable) à 38 points du leader israélien Gal Fridman.

Star : Xavier Rohart (Club Fosséen de Voile) et Pascal Rambeau (S.R.Rochelaises) 3ème de la manche 1 et 9ème de la manche 2. 5ème au général à 5 points des leaders américains Paul Cayard et Trinter.

Tornado : Olivier Backès (USPEG Marseille) et Laurent Voiron (YC Chambéry) 4ème de la manche 1 et 12ème de la manche 2. 7ème au général à 12 points des leaders autrichiens Hagara/Steinacher.

Demain sur l'eau : Finale des Europe et Laser et 49er, Tornado et Star

Le résumé du jour

A quatre manches de la fin, la régate devient terrible chez les Mistral Femmes. Cinq filles sont au dessus du lot - les quatre premières plus la néo-zélandaise Kendall hors du coup pour l'or en raison de deux disqualifications - et terminer au-delà de la 5ème place devient quasiment interdit ! C'est dire la pression qui s'installe dans cette série. Chez les hommes manifestement Julien Bontemps a du mal à se remettre complètement de sa disqualification. Notre champion du monde ne régate pas aussi libéré que d'habitude voulant peut-être trop bien faire tout en sachant avoir une épée de Damoclès au dessus de la tête - sa disqualification le prive de tout joker. Il a mieux réussi aujourd'hui dans la première manche (6ème) mais est retombé au-delà de la 10ème dans la suivante. Revenir dans les trois devient une mission de plus en plus difficile, 32 points le séparant de la 3ème marche du podium. Enfin dans la brise thermique faible qui régnait aujourd'hui, les Staristes français ont fait une belle entrée démontrant dans la première manche une capacité à remonter des places. A noter que l'américain Paul Cayard est bien au rendez-vous : vainqueur d'une manche associé à Trinter, il a pris ce soir la tête. Soyons sur également qu'il en faudra plus pour impressionner Xavier Rohart et Pascal Rambeau. En Tornado, Olivier Backès et Laurent Voiron ont fait une entame à peu près comparable. C'est, ce soir, les autrichiens, champions olympiques sortants qui mènent la danse.

Les interviews du jour

Guillaume Florent (8ème en Finn) :
Ton bilan de ces J.O ?
« C'est une bien belle régate comme on aimerait en voir moins souvent avec pas mal de soucis… C'est cependant un résultat logique avec trois premiers qui sont au dessus du lot et un Ben Ainslie impérial qui est le régatier parfait. Moi avec un peu de réussite j'aurais pu faire 4 mais pas sur le podium. Je suis légèrement en dessous de mon niveau qui se situe vers la 5 ou 6ème place. Reste que si on m'avait dit que je terminerai 8ème il y a deux ans et demi... Mes problèmes de dos m'ont sans doute obligé à compenser au début de l'épreuve et j'ai puisé dans mes réserves. J'ai également eu un échauffement sous le genou qui m'a donné l'impression que l'on m'enfonçait un couteau à chaque fois que j'étais au rappel ! C'est sûr que cela fait hésiter à s'y mettre complètement et que cela enlève un peu de lucidité. Je pense avoir fait mon match sans céder à la pression notamment dans les premiers départs et ce à 80 % de mes possibilités. »
La suite ?:
« Je vais rentrer dès lundi car en théorie je débute mon travail le 1er septembre - (Guillaume est informaticien) - mais j'ai peut-être obtenu une possibilité d'aller d'abord faire un tour sur la Coupe de l'America pour tenter l'expérience avec le défi italien +39. Si je continue le Finn il faudra que j'évolue dans ma préparation. Mon père travaille et c'est donc difficile pour lui de m'entraîner à 100%. Je le vois bien rester consultant et trouver un entraîneur qui puisse me consacrer plus de temps ».

Anne le Helley, Elodie Lesaffre, Marion Deplanque (5ème en Yngling)
Vous terminez par une régate impériale ?
Anne (très émue) : « Oui au point qu'à un moment donné nous nous sommes dit que nous avions trop d'avance ! Mais dès hier soir je serais tentée de dire que nous avions gagné cette manche »

Marion : « C'est clair dans ma tête je me suis endormie en se disant on a gagné ! »

Votre secret ? Anne :
« Nous avons un système mis au point avec Bernard Flavien, notre coach d'équipe. On se réunit en cercle, on s'accroupit, on se touche les genoux, les mains, on se dit des mots clefs ».

Marion : « Nous avions également une analyse lucide car nous avions remarqué que dans les 6 manches de brise thermique nous avions fait cinq podiums. Nous savions que nous étions armées. D'ailleurs si on enlève les deux jours de Meltem nous serions largement devant ».

Anne : « Oui mais une régate c'est du petit temps et du gros temps. Et normalement nous aurions du faire mieux dans le Meltem. Ce jour là nous étions un peu désemparées et c'est sûr que la présence de Marc sur l'eau (Marc Laurent, entraîneur des Yngling ne pouvait être accrédité sur l'eau en raison du nombre d'accréditations accordés à l'équipe inférieur au nombre de séries) nous a manqué à ce moment là »

Vous êtes dans vos objectifs ?
Anne : « Non et c'est pour cela que c'est dur. J'étais venue pour le podium »

Marion : « Avant de venir nous en avions parlé et moi je pensais 5 ou 6 et j'étais la plus pessimiste des trois »

Comment expliquez-vous avoir attendu les JO pour décrocher votre meilleur résultat ?
Anne : « A l'inverse des autres séries, tous les équipages qui font les compétitions internationales sont là pour préparer les JO. Nous naviguons donc toujours dans les conditions des JO avec peu d'équipages au départ et un niveau homogène. Et puis le but n'était pas d'être prêt à J moins un mois mais le jour des Jeux »

Votre meilleur souvenir ?
Anne : « Quand en rentrant de notre première journée où nous étions en tête nous avons appris que Marc Laurent venait de commenter notre régate en direct sur la TV ! (Marc est devenu consultant de France Télévision au pied levé pour ces JO) »

Marion : « Quand vendredi soir nous avons fait notre propre cérémonie officielle au Village, en tenue au milieu du stade d'entraînement (régatant dès le lendemain, elles n'avaient pas défilé avec la délégation officielle) ».

Elodie : « Les moments sur terre et sur l'eau, toutes les trois ensemble »

La suite :
Anne : « Dans ma tête il y avait deux solutions. Soit c'était le podium, soit un raté et dans les deux cas j'arrêtais. Je craignais une 4ème ou une 5ème place. C'est fait et cela donne envie de poursuivre mais pas dans n'importe quelles conditions et avec n'importe quel équipage »

Elodie : « Je souhaite créer une entreprise donc je vais faire au moins une parenthèse pour me concentrer sur mon activité professionnelle ».

Marion : « Je fais du Mumm 30 à l'automne et j'aimerais faire du match race l'an prochain avec Anne et Elodie si elle veut. Ensuite je veux d'abord finir mes études en mai 2005 avant de parler de prochaine P.O »

Gildas Philippe (5ème 470 hommes avec Nicolas Leberre)
Cette dernière régate ? « Comme d'habitude en 470, il faut se battre jusqu'au bout. Et comme d'habitude pour nous c'est cyclique : une bonne manche succède à une bâche (sourire) »

Ton bilan ? : « Nous avons été dans le match donc c'est plutôt positif. Dans notre série, il y avait 15 médaillables et nous, à part les américains et les anglais qui étaient un cran au dessus, nous pouvions être 3ème. Cela se passe à peu de choses : quelques erreurs stratégiques, un peu de manque de réussite aussi parfois. Mais encore une fois tout peut aller très vite en 470 : regardez les australiens quasi favoris qui se sont écroulés. Ici il n'y a quasiment que des couples expérimentés. Une vraie satisfaction : nous avons été capables de faire des belles remontées et 3 manches de deux ».

La suite :
« un mois de vacances et après on intègre tous les deux le pôle haut niveau de Brest. Et puis je me verrais bien repartir avec Nico. On s'entend vraiment bien ».

 

Par : Effets Mer


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