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Xavier Rohart et Pascal Rambeau ont été énormes !

[Equipe de France]  - le 26/08/2004

[Equipe de France] Les faits du jour : Journée extraordinaire de Xavier Rohart et Pascal Rambeau en Star qui, 3ème et 1er des manches du jour, remontent à la 2ème place. Ils possèdent 2,2 points sur les canadiens et 9 sur les américains avant leur régate finale qui se déroulera samedi en début d'après-midi. Dans cette série, les brésiliens Torben Grael et Marcelo Ferreira sont déjà champions olympiques. En Tornado, Olivier Backès et Laurent Voiron, 6ème au général, ont mathématiquement encore une chance de médaille mais leur mission est ardue : 11 points les séparent du 3ème et 5 points des 4 et 5ème. En 49er Marc Audineau et Stéphane Christidis achèvent leurs JO à la 11ème place. Les espagnols Iker Martinez et Xavier Fernandez sont champions olympiques.

Les résultats du jour des français (avec tous la plus mauvaise manche enlevée) :

Star : Xavier Rohart (Club Fosséen de Voile) et Pascal Rambeau (S.R.Rochelaises) 3ème de la manche 9 et 1er de la manche 10. 2ème au général (en hausse + 3) avec 2,2 points d'avance sur les canadiens Ross Macdonald/Mike Wolfs. Les Brésiliens Torben Grael et Marcelo Ferreira sont déjà champions olympiques

Tornado : Olivier Backes (USPEG Marseille) et Laurent Voiron (YC Chambéry) 5ème de la manche 9 et 8ème de la manche 8. 6ème au général (stable) à 22 points des leaders Roman Hagara et Hans Steinacher (AUS) et à 11 points des 3ème..

Résultat final 49er : Marc Audineau (YC Antibes) et Stéphane Christidis (EV Cagnes sur Mer) 14ème de la manche 16. 11ème au général (stable). Les espagnols Iker Martinez et Xavier Fernandez sont champions olympiques devant les ukrainiens Rodion Luka/George Leonchuk et les Britanniques Chris Draper et Simon Hiscocks.

Demain sur l'eau : jour de repos. Finale des Star et Tornado samedi 13 heures (Heure locale)

Le résumé du jour

Les régatiers français terminent décidément fort leurs J.O. Après Faustine Merret, ce sont Xavier Rohart et Pascal Rambeau qui se sont aujourd'hui mis en évidence. Certes l'or n'est plus à leur portée - les brésiliens Torben Grael et Marcelo Ferreira ne peuvent plus être rejoints - mais un podium dans la série reine des JO, la classique des classiques dans laquelle aucun équipage français n'a jamais brillé avant Xavier et Pascal constituerait un authentique exploit. On savait le jour décisif, de ceux qui révèlent les tempéraments. Certes les deux français ont déjà dominé l'élite mondiale - on se souvient qu'ils sont devenus champions du monde de la spécialité voici un an à Cadix - mais le niveau olympique est une toute autre dimension. Comme l'expliquait Xavier Rohart ce matin, évoquant en déjeunant un possible podium : « il y a des clients et ils n'ont pas l'air décidé à nous laisser faire ». D'autant que depuis le début, les français se battent dans des petits airs irréguliers qui ne leur conviennent pas vraiment. Souvent Xavier disaient son souhait de conditions plus classiques de régate afin de retrouver l'état de grâce de Cadix. Cette brise thermique enfin stable s'est imposée aujourd'hui sur le plan d'Athènes. Résultat : le Star tricolore a démontré qu'il n'avait rien perdu de sa superbe. Bon départ, bonne vitesse, vista, cohésion de l'équipage, combativité : tout y était. A l'arrivée, des places de 3 et de 1 ! Et une dernière manche qui, après le final des Mistral femmes hier, rappelle que la voile peut être un spectacle haletant. Cette fois il s'agissait d'un duel. Un duel pour la victoire de manche mais aussi, plus important, pour la 2ème place au général. En scène donc : les canadiens, 3ème de ce dit classement avant le départ et les français, 2ème. Les nord-américains vont virer en tête toutes les marques avec les français à leur trousse. Jusqu'au bout ? Non car dans le dernier bord de portant - l'équivalent d'une dernière ligne droite en athlétisme - Xavier et Pascal vont revenir à la hauteur de Ross Macdonald et Mike Wolfs. Au point que les concurrents douteront longtemps du résultat. Et c'est une fois à quai que le duo français apprendra son succès pour une seconde ! Une seconde qui peut valoir chère samedi, jour de la dernière régate. Car non seulement elle vaut un point et que ce soir 2,2 points seulement séparent les deux bateaux, mais psychologiquement mieux vaut avoir été dans une avant dernière régate le chasseur gagnant que le chassé battu… Les brésiliens déjà médailles d'or, cinq bateaux vont donc s'affronter samedi pour le podium. Si les suisses et italiens peuvent encore mathématiquement y croire, les 14 points qui les séparent de nos représentants paraissent un gouffre difficile à combler. Derrière les canadiens et français seuls les américains paraissent vraiment en mesure de modifier le podium. Ils ont certes 9 points de retard sur Xavier et Pascal mais un certain Paul Cayard barre le bateau… « Et 9 points en Star cela se gagne et se perd vite » résumait Xavier en fin d'après-midi. Rien n'est joué donc mais l'on peut faire confiance à nos champions du monde 2003 pour décrocher ce que ni Xavier, 5ème à Sydney et 7ème à Barcelone en Finn, ni Pascal, 10ème en Soling (ancienne série en équipage) également à Sydney, n'ont eu pour le moment le bonheur de toucher : une médaille. Seule ombre au tableau : une rupture d'étai qui va les obliger à bricoler demain à partir de 3 étais trop courts qu'ils ont en leur possession.

Aller chercher une médaille sera beaucoup plus difficile en Tornado. Cet après-midi Olivier Backès et Laurent Voiron ont terminé aux 5 et 8ème place des deux manches proposées. Un résultat qui les situe à la 6ème place du général. Pour espérer décrocher le bronze ils devront non seulement terminer 1er et devancer de 11 places les actuels 3ème, les argentins, champions du monde 2004, Santiago Lange et Carlos Espinola, mais aussi de plus de 5 les deux bateaux qui les précèdent immédiatement : les australiens Darrenn Bundock et Johan Forbes et les hollandais Mitch Booth et Herbert Dercksen soit deux médaillés olympiques ! On imagine la difficulté de la tâche dans une série qui aura été extrêmement relevée et dans laquelle tous les favoris ont répondu présents. Preuve supplémentaire de l'appreté de la régate : le duel qui va opposer pour l'or, les champions olympique de Sydney, les autrichiens Roman Hagara et Hans Peter Steinacher et les américains John Lovell et Charlie Ogeltree. Trois points séparent ces deux équipages avant la finale de samedi. A observer les palmarès du quintet qui les précède, on conclura que Olivier et Laurent n'ont pas démérité. Mais tous deux sont encore loin de conjuguer ces JO au passé. Il leur reste une manche, ils n'ont plus rien à perdre et avec le vent favorable qui règne actuellement sur le camp tricolore, on se rappellera qu'impossible n'est, parait-il, pas français.

Il y a plusieurs jours que Marc Audineau et Stéphane Christidis savaient leur chance de médaillé évanouie. Mais comme Julien Bontemps hier, ils auront tenté de se battre jusqu'au bout. Ils terminent finalement 11ème d'une épreuve courue dans des vents faibles qui réclamaient une expérience qu'ils ne possédaient pas, ayant formé leur équipage voici un an et demi. On se souviendra de leur belle victoire de manche, d'un mental à toute épreuve et d'un esprit d'équipe exemplaire qui est aujourd'hui le symbole d'un groupe France qui a réappris à gagner. Et personne n'oubliera la vibrante et joyeuse - et juste ! - Marseillaise entonnée hier soir par Stéphane à la remise des médailles des Mistral femmes ni du tour d'honneur de Faustine juchée sur ses épaules qui s'en est suivi. Indiscutablement Marc Audineau et Stéphane Christidis ont été dans le ton de cette équipe. Positifs jusqu'au bout !

Les interviews du jour

Marc Audineau et Stéphane Christidis

Le bilan : M.A : « Notre résultat est en dessous de nos espérances. Nous avons eu du mal à rentrer dans le match. Reste quelques satisfactions comme notre victoire de manche. Comme souvent pendant cette épreuve nous avons eu aujourd'hui entre 4 et 9 nœuds de vent et ce n'est pas vraiment ce qui nous arrangeait. Dans ces conditions nous avons sans cesse navigué la tête dedans et pas assez en dehors»

S.C : « Les JO, c'est une flotte moins nombreuse que d'habitude et très serrée sur l'eau. La prise de risque du coup n'est pas évidente à saisir. Question tactique j'étais un peu moins à mon aise que sur les autres championnats. Ici les décisions doivent être prises instantanément. Une seconde d'hésitation et c'est perdu ».

M.A : « En résumé ce qui nous a manqué c'est l'expérience des JO et une majorité de vents faibles et irréguliers qui ont mis en évidence notre manque d'expérience et donc de coordination. Rien d'anormal car notre équipage n'a qu'un an ½ de vécu alors que ce type de temps réclamait justement de l'expérience. Remarquez ce sont également les premiers JO de Faustine mais elle avait 7 podiums de mondiaux derrière elle et nous ne sommes pas au même niveau »

Le podium ?

S.C : « Logique pour les espagnols et les britanniques. Moins pour les ukrainiens »

M.A : « Quoique. Nous n'avions pas vu ces derniers cette année mais ils ont déjà été sur des podiums de championnat du monde auparavant ». Votre équipe ?

Marc : « elle est top ! Et j'espère que la médaille de Faustine va booster les Star et Tornado »

S.C : « Oui dans ce groupe on se régale vraiment ».

La suite :

SC : « Je continue mais Marc arrête et il faut donc que je trouve un équipier »

M.A : « C'est sûr qu'avant ces JO j'avais dit stop. Je serais moins catégorique aujourd'hui car il ne faut jamais dire plus jamais. Mais une chose est certaine : je fais un break, je m'occupe de ma petite famille et du boulot ».

Julien Bontemps

Ton bilan : « J'ai fait une grosse préparation pour ces JO. Sans doute la plus importante que je n'ai jamais faite. Donc de ce point de vue je n'ai rien à me reprocher. C'est sûr que ma bourde du départ m'a fait douté ensuite. Duc coup, je me suis toujours retrouvé à devoir remonter des places et à la longue c'est une trop grande dépense d'énergie. Une satisfaction cependant : je me suis battu jusqu'au bout »

La suite : « je rentre à l'INSEP en septembre pour le professorat de sport avec Faustine. Ensuite je vais prendre un peu de plaisir, faire du Funboard »

Les JO : « Je repars, je ne m'arrêterai pas là-dessus même si nous changeons de support (il est éventuellement question qu'une autre planche soit utilisée pour les JO. Sans certitude toutefois. Ndr)

Xavier Rohart : : « Enfin ! Enfin nous avons eu un thermique stable et régulier et cela change tout. Nous avons pu faire comme à l'entraînement et régater comme à Cadix. Dans ces conditions tout est simple : il faut prendre un bon départ, partir à gauche au près, bien juger la lay line (soit choisir le bord qui permettra de virer au plus près de la bouée, ni en dessous, ni trop largement, ndr) et c'est la même chose au portant. Et aujourd'hui tout a roulé. Nous avons retrouvé avec Pascal notre entente parfaite de Cadix. C'était l'osmose. Seule ombre au tableau : nous avons cassé l'étai et nous allons devoir bricoler un étai de secours demain au lieu de nous reposer. Il faudra revoir également tous les réglages ».

La tactique sur la régate finale : « Nous ferons comme aujourd'hui en faisant attention aux canadiens et aux américains et à leurs éventuels « amis » type les Bermudiens qui peuvent décider d'aider leurs petits camarades. Nous allons également voir si nous pouvons compter sur quelques amis comme les Espagnols, les Danois, les Autrichiens. En général on le sait sur l'eau à un regard,, une attitude. Tout reste ouvert : 9 points d'écart ce n'est rien. Reste qu'il vaut mieux être 2ème ce soir en cas d'annulation de la dernière manche pour faute de vent » .

L'étai : « Depuis le début nous avons un souci mais ce type d'étai très souple est difficilement trouvable et les sociétés qui le produisent sont fermées en été »

C'est une épreuve à l'arrache ? « Non car à l'inverse des planches nous ne pouvons pas joué avec le physique sur ce type de bateau et dans ce style de temps. Donc tout est question de placement. C'est un jeu d'échec. Le Star à plus de 10 nœuds est réactif comme un Finn et à 8 c'est un gros bateau dont les trajectoires sont difficilement modifiables ».

Pascal Rambeau : « Nous avons fait deux bonnes journées : celle d'aujourd'hui et celle avec du Meltem. Ce n'est pas un hasard car dans ce type de conditions plus régulières nous pouvons prendre de meilleurs départs. En dehors de ces deux jours nous avons limité la casse. Ce soir je suis d'un optimisme raisonnable. C'est une bonne situation, relativement confortable car les Brésiliens déjà assurés du titre ne vont pas courir. C'est donc un bateau supplémentaire qui ne peut pas s'intercaler. Nous allons essayer de naviguer comme aujourd'hui en faisant notre propre route sur le premier bord de près A moins que les Canadiens ne viennent nous chercher en match race. Il faudra alors se battre comme des chiffonniers ».

 

Par : Effets Mer


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